voyage d'une année en camping-car en Amérique latine
MEXICO
Du 04 au 07/08/2014
Une longue route pour rejoindre le haut plateau (2200 m.) où s’étale cette immense ville de 20 millions d’habitants. Connaissant les difficultés de circulations nous avons réservé 3 nuits dans l’hôtel Ibis en périphérie, où nous savons pouvoir bénéficier d’un parking extérieur gardé. Nous rejoindrons le centre historique et le grand musée d’anthropologie en taxi. Après un bivouac, sur une station Pemex (monopole de la distribution de carburant) avec les camionneurs sur une autoroute, et après 3 semaines dans le Camion, notre Ibis à 30 € (hé oui c’est sensiblement moins cher qu’en France !) nous semble un 5*. Notre luxueux Camion (au regard des standards de certaines régions que nous venons de traverser) permet d’aller aux toilettes ou de prendre une douche en toute discrétion dans les endroits les plus incongrus, mais il faut reconnaître qu’une douche spacieuse où l’on peut consommer l’eau chaude sans compter, c’est quand même pas mal !La Cathédrale et le Zocalo sont l’épicentre de la mégapole. Alors pour info, le terme
« zocalo » (socle en espagnol) a dénommé la place centrale de Mexico, puis par extension toutes les places centrales des villes mexicaines. Longtemps, les archéologues ont cru que le mythique Templo Mayor centre du monde pour le peuple Mexicas était situé sous la cathédrale. A tel point qu’au début du siècle la construction d’un conduit d’égout a traversé ce site exceptionnel sans que personne ne se rende compte de rien. Aujourd’hui le site mis à jour (et son riche musée) est un chantier permanent accolé à la Cathédrale.
Notre arrivée est saluée par une « manif », sans présence massive des forces de l’ordre (alors que normalement question police...), décidément ils ne font rien comme
tout le monde ! Evidemment, une foule compacte se déplace dans les rues animées et joyeuses. Au sens mexicain du terme, c'est à dire que chaque boutique balance sa musique, qu'il y a des vendeurs en sus sur presque tous les trottoirs (nourriture, sucreries, gadgets, pseudo artisanat et véritable artisanat ...sans oublier les mendiants, mais là on a plus rien à leur envier!). 

Dans le genre exotique, un "sorcier" exerce son art en pleine rue à coup de branchages, d'encens, tout en psalmodiant...Et les clients ne sont pas des touristes qui font ça pour rigoler!
Nous visiterons ici deux musées, celui du Templo Mayor et l'extraordinaire musée d'anthropologie (un des plus beaux du monde). Un bel endroit avec une super
structure pour récupérer les eaux de pluie, 4 salles très didactiques qui résument notre histoire depuis l'apparition de la vie jusqu'à la colonisation de la planète par l'homo sapiens, puis une série d'immenses salles qui réunissent les œuvres majeures (retrouvées) des civilisations précolombiennes (dont le fameux calendrier Aztèque).
A l'extérieur dans le grand parc qui entoure ce musée, les membres de la tribu Totenagas rendent hommage au dieu de la pluie selon leur méthode ancestrale (pour une petite contribution libre): Après une petite danse au son de la flûte au pied d'un mât vertigineux, les gars y grimpent sans aucune assurance (dans tous les sens du terme), se jettent dans le vide après s'être attachés les pieds à une corde enroulée autour du mât, et la laisse se dérouler du poteau jusqu'à atteindre le sol
en douceur. Le dieu de la pluie doit aimer les dingues!