voyage d'une année en camping-car en Amérique latine
Jusqu’au 4 septembre.

Après avoir dit au revoir à notre cocotier au petit matin, nous reprenons la route de la côte Pacifique où nous nous embarquerons (avec un guide et deux « collègues » américains) dans une balade de nuit à travers la forêt tropicale. D’abord en 4X4, puis à pieds dans sentier escarpé pour rejoindre une plage inaccessible en zone protégée pour observer la ponte des tortues franches (en moyenne 100KG). Cela donne des photos surréalistes, prises à la lumière rouge de la torche du guide (seule lumière autorisée). Nous sommes sortis lessivés, mais sous le charme de cette étrange balade.

Plus loin sur la côte, lors d’un arrêt restau un petit groupe de singes s’est invité. Sur les 4 espèces présentes au Costa Rica, celle-ci à la réputation d’être agressive, bon nous on les a surtout trouvés intéressés par les cuisines !





Nous ne verrons rien des coulées de lave en cours au volcan Arenal pour cause de pluies tropicales intenses. Pour rejoindre le lac du même nom, nous avons droit à une descente de trente kilomètres au milieu d’une forêt dense (pour passer de 3500 mètres à 1500) sur une petite route transformée en rivière, croisée par des ruisseaux entraînant les éboulis des bas-côtés… Spectaculaire, mais « Camion » lui semble avoir apprécié la douche.



Chaque lieu, route, chemin, en montagne, dans la mangrove des lagunes ou sur les superbes plages du Pacifique, fait l’objet de rencontre étonnante avec une faune et une flore exubérantes.


De l’aigle qui attend son heure perché aux abords d’une plage sauvage, jusqu’à cette rencontre haute en couleurs au détour d’une petite piste, avec un superbe iguane de plus d’1 mètre de long, en passant par les incontournables coatis (merci Nathalie pour le nom oublié...).

Qu’on se le dise, nous avons adoré le Costa Rica, que nous avons malheureusement quitté précipitamment en annulant la barque avec laquelle nous devions approcher nos amies les baleines à bosses. En effet, nous avons trouvé une solution (à un prix raisonnable) pour passer Camion en Amérique du sud, mais il nous faut être le 9 septembre à Panama City pour qu’il puisse embarquer de Colon (Panama) le 11 à destination de Carthagène des Indes en Colombie (et pour nous transfert en avion). Pas le choix, départ suivant mi-octobre !
Nous sommes aujourd’hui, le 8/09 nous mettons à jour le blog depuis un café d’ « El Valle », village verdoyant installé dans le cratère d’un volcan (endormi celui-là), à environ 70 km de notre point de rendez-vous de demain avec le transitaire pour les premières démarches douanières.
La saison des pluies est bien engagée et nous avons droit quotidiennement à des trombes d’eau. Nous avons traversé la moitié ouest du Panama (celle habitée) par la panaméricaine, qui est en travaux, et par endroit dans un état de détérioration invraisemblable.
Un passage de douane épique (mais nous commençons à être rodés !), deux étapes dans des stations-services, puis une troisième seul sur une immense plage au bout d’une péninsule à 20 mètres des rouleaux du Pacifique. Nous nous sommes trouvés encerclés par les orages, en mer et dans les montagnes…soirée spectaculaire !