voyage d'une année en camping-car en Amérique latine
BALTIMORE 11-14/07
3 jours de promenade et de repérage (en prévision de la récupération du Camion et du retour de la voiture), dans une chaleur intense (32 °c à l’ombre!)
Au programme la marina (où est amarré le 3 mats « Constellation »), quartier historique (little Italy)…

Et clou du spectacle : le magnifique BMA (Baltimore Modern Art) dont la collection d’origine (constituée par deux héritières sans héritier d’une fortune bâtie dans le textile et l’épicerie) regroupe des œuvres majeures de Degas, Matisse, Picasso, Renoir, Monet, Sisley, etc. Excusez du peu ! Le musée a continué à s’enrichir grâce à d’autres mécènes.
Installé dans ce lieu magique, un chef américain propose une restauration régionale à des prix super raisonnables (le prix d’une pizzéria en France). Dimanche, nous nous sommes donc taper un brunch des familles : salade caesar aux anchois, quiche au crabe et sa salade, assiette de poissons fumés avec leur bagel et fromage aux herbes fraîches. Miam, miam… *** au guide « vamos ».

Bon maintenant fini de rigoler, nous sommes lundi matin il s’agit de récupérer le Camion.
Premier accroc, nous pensions rendre la voiture sur le port, en fait c’est près du port mais pas le même. Corinne n’étant pas déclarée comme conductrice, coup de fil à Hertz, là on nous annonce que cela ne peut se faire que dans une agence « Mais, madame nous sommes dimanche. » Conseil de notre interlocutrice : « si votre épouse a le permis elle peut conduire, mais vous n’êtes pas assurés s’il y a des blessés ! ». Bon après tout, on va rouler sans assurance dans plusieurs des pays que nous traverserons… Donc on va tenter le coup.
La manip : On fait le check out de la chambre, on laisse le gros des bagages à l’hôtel, on va en voiture chez le transitaire à l’ouverture (8h30), une fois que je suis pris en charge par l’escorte (pour les malins : il s’agira d’un grand monsieur d’une soixantaine d’années) Corinne retourne à l’hôtel avec la voiture (sans GPS car je le garde, nous avons reconnu la route avant), et si tout va bien je reviens avec le bahut, on charge et Corinne me suit jusqu’à l’agence Hertz (faut que je fasse attention de pas la perdre, c’est moi qui suis en possession du gps !), je reprends le volant de la voiture en douce et je rends la voiture. Et le tour sera joué !
Tout roule comme prévu, à l’exception du fait que les autorités du port ne savaient plus où le Camion a été stationné. Le port de Baltimore, c’est grand et au milieu des engins de chantiers, notre « camper » est ridicule. Bref, on le retrouve, une petite sueur froide quand même. Etat impeccable, sauf qu’on a essayé d’ouvrir la porte latérale, la porte arrière, et la porte de notre cloison cabine. Le type s’est cassé les dents sur nos systèmes de verrou, de dépit il a filé un coup de latte dans la porte de cloison et a laissé une belle trace boueuse. Mais rien d’endommagé, d’une certaine manière nous sommes content du test, notre système anti-effraction fonctionne !
Je ressors du port en suivant l'escorte, au poste de sortie une grande black me demande mon permis de conduire. Je lui file et là, elle regarde le carton rose et me dit en me prenant visiblement pour un demeuré :
- Hey Baby, I want your driving licence !
-Yes, m’am, it’s my driving licence.
-What ?
-I’m french
-You’re what ?
-Heu, french, from country of France…
-Waouh !
Là-dessus, elle appelle un collègue en rigolant et à deux (franche rigolade) ils réussissent à scanner un bout de mon permis en le triturant dans tous les sens.
Conclusion évidente : nous sommes des extra-terrestres, et il ne faut pas nous attendre à rencontrer des compatriotes en camping-car français tout de suite !
Globalement, tout s’est passé en douceur et assez rapidement, le tout est bouclé avant midi. Et cette fois, c’est pour de vrai…Direction plein sud pour le Mexique (environ 3 500 km en ligne droite, mais on va prendre notre temps !